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Série : Le printemps érable, un an après


Un mouvement contestataire aux multiples racines

Par Jacques Caillouette
Université de Sherbrooke

Le Printemps érable québécois, en 2012, constitue le déploiement d'un mouvement social d'envergure insoupçonnée au début des années 2010. Comment interpréter cette vaste mobilisation? Que signifie-t-elle? Comment nous interpelle-t-elle? La thèse que nous défendons ici est que ce mouvement marque un renouveau de l'action sociale et politique au Québec. Plus qu'une revendication contre la hausse de frais de scolarité, cette mobilisation part des étudiantes et des étudiants des cégeps et des universités québécoises pour s'étendre dans les quartiers. Notamment ce mouvement mobilise une réalité familiale s'élevant contre une vision instrumentale, réductrice et économiciste du social.

Le financement universitaire : enjeux et solutions
Par Michel Seymour
Université de Montréal

Le financement des universités occupe le devant de la scène dans les médias depuis un an. Les questions les plus souvent posées sont les suivantes. Faut-il hausser les droits de scolarité? Faut-il plutôt viser la gratuité? Les universités sont-elles sous-financées ou sont-elles mal financées? Quelle est la responsabilité du gouvernement fédéral ? Quelle est la responsabilité des gestionnaires québécois? Y a-t-il une dérive immobilière?

La fabrique de l'étudiant endetté
Par Gabriel Nadeau-Dubois, étudiant
Université de Montréal

Le discours de la droite en faveur de l'augmentation des frais de scolarité tourne autour d'un argument central : les coûts de l'éducation supérieure représenteraient, pour l'étudiant, un investissement à très haut rendement sur son capital humain. Cette idée du billet de loterie toujours gagnant, pour reprendre les mots d'un chercheur de l'Institut économique de Montréal, sert surtout de légitimation à l'endettement étudiant qui, on le sait, constitue le premier effet d'une hausse des frais de scolarité universitaires.

Le printemps québécois dans sa situation et sa globalité
Par André C. Drainville
Université Laval

Le printemps québécois a eu lieu : c'est un événement qui a pris place, à sa manière et en son temps. Suivant le printemps arabe (et l'hiver chilien et l'automne des indignés), il est aussi à consigner au registre des résistances contre la mise en ordre néolibérale du monde. Reconnaître à la fois sa spécificité situationnelle et sa globalité, c'est se donner les moyens de mieux penser ce qui s'est passé ici et de mieux comprendre les résistances situées ailleurs.

L'invention de la majorité silencieuse et sa mise à profit médiatique lors de la crise étudiante
Par Luc Vaillancourt
Université du Québec à Chicoutimi

L'un des constats les plus douloureux de la crise étudiante fut sans conteste la couverture tendancieuse des médias de masse. On l'aura vue venir, certes, sachant bien depuis Manifacturing Consent (1988) de Noam Chomsky que le milieu est souvent dominé par des éditorialistes et des chroniqueurs de droite, mais on a très vite dépassé le cadre habituel du débat entre lucides et solidaires pour verser dans une campagne de dénigrement systématique des revendications étudiantes. L'un des arguments les plus usités fut sans doute celui de majorité silencieuse, chacun interprétant à son avantage ce formidable sophisme qui relève à la fois de l'appel à la majorité et de la pétition de principe, admettant comme une évidence ce qui est pourtant loin d'avoir été démontré. Ainsi, on a pu assister à la multiplication de sondages à l'objectivité douteuse qui, au final, auront surtout servi à mesurer l'efficacité de la propagande médiatique.

Production : Télé-Québec

Durée : 90 min


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